vendredi 16 mars 2018

TOUJOURS EN COLÈRE !

Bonjour à vous tous !
Je vais partager mon article en deux parties :
-l'expression de ma (toujours) colère
-un deuxième extrait de mon livre en cours!

SUITE TELENOVELA INMOBILIARIA !!!!
Ça, c'est chez moi, dans cette fameuse maison achetée pour notre retraite et que nous devons vendre pour regagner l'Europe à cause de problèmes de santé de mon époux.

Ma foi, cela arrive.

Mais voilà, Century 21 de Sosua en Rque Dominicaine nous a vendu, avec de grands sourires bien sûr, une maison avec un titre de propriété erroné (mauvais numéro de parcelle) et qui, de plus, n'est pas un titre de propriété légal, mais simplement un enregistrement légal de vente intitulé "Constancia de titulo de propiedad"...Même en étant hispanophone, c'est trompeur!

...Et oui, quand on est de gentils gringos qui faisons confiance à une agence à enseigne internationale et à un notaire parlant parfaitement français, à la réputation (apparente) d'intégrité , issu d'une des plus puissantes familles de la région, avec pignon sur rue, voilà comment, disons-le, on se fait escroquer.

Là où le bât blesse, c'est que l'état dominicain, voulant éviter ce genre de problèmes, avait changé la loi quelque deux ans avant notre achat et imposé aux vendeurs la remise aux acheteurs d'un titre de propriété vérifié et légal. Mais notre charmant notaire "avait négligé" ! Comme il nous l'a élégamment dit, avec un grand sourire (il sourit moins actuellement):
"Je suis responsable mais pas coupable"...

Je ne connaissais pas ce principe !. J'ai vu des jugements de coupables déclarés irresponsables....mais pas le contraire. J'ignorais... On en apprend tous les jours!

Notre maison n'est donc pas vendable, mais elle ne l'était pas non plus quand l'agence nous l'a vendue, en dépit des garanties indiquées sur le mandat de vente (biens vérifiés conformes) et l'acte de vente (vérifications soit-disant faites par le notaire).

Le pire est que le notaire, Maître Guido Perdomo pour le citer, est très en colère après moi !
D'abord, je publie l'affaire sur Face-Book et mon blog. Ensuite je prends un avocat et enfin je lui demande une solution rapide et juste, c'est à dire le remboursement de notre achat (j'y ajoute les nombreux travaux effectués et les dommages et intérêts).
Mais, m'écrit-il, on ne peut pas discuter avec vous ! De quoi ? Puisqu'il ne fait rien ou pas grand-chose!

Depuis le temps que cela dure, face à sa mauvaise volonté, sa mauvaise foi et sa proposition tarabiscotée d'échanges de terrains ( il me rassure , je n'aurais rien à payer !!! Il est généreux, mon notaire...), je ne suis plus d'humeur à tergiverser.

Nous déposons plainte et irons jusqu'en justice si nécessaire.
Le pot de fer contre le pot de terre.
Je ne suis pas la représentante d'une famille puissante et millionnaire! Je suis juste une étrangère qui voulait vivre en symbiose dans une île des Caraïbes, charmante par bien des aspects, difficile par d'autres.
Aujourd'hui, des pb de santé importants nous imposent une retour urgent en Europe et nous n'avons pas les moyens de perdre une maison à cause du mauvais travail d'une agence et de son notaire.

Attendons la suite de la telenovela...




Comme promis, un petit extrait de mon roman en cours qui va vous faire voyager derrière un fabuleux héritage du XIXème siècle italien au XXIème siècle monégasque... Il devrait être terminé à la fin du mois. S'il y a des béta-lecteurs potentiels....

UNE OMBRE AU PROGRAMME (extrait)


Céline et Claire, assises dans le taxi qui les ramène chez Claire ( car après une telle nouvelle, Claire a décidé qu'elle peut le payer ! ) restent d'abord muettes, comme assommées par les révélations de Bruno Lamberet. Céline est la première à prendre la parole :
—Cette vieille, originale et richissime cousine, en as – tu déjà entendu parler dans tes recherches généalogiques ?
—Non, pas vraiment. Je sais que certains membres de la famille Prietti ont émigré vers l'Amérique du Sud, comme de nombreux Italiens. Quand je cherche le nom sur internet, je trouve le nom un peu partout dans le monde, Italie bien sûr, France, États – Unis, Brésil, Uruguay, Argentine et jusqu'en Polynésie... Je vais rechercher plus en détails. Mais il ne nous a pas donné le prénom de cette vieille parente !
— C'est vrai ! Peut – être en recherchant Prietti associé à Argentine ou Monaco ou fortune.
— En effet, je vais m'y mettre de suite. Tu restes avec moi ce soir ?
— J'aimerais bien, mais j'ai rendez – vous avec mon charmant voisin. De plus, je ne veux pas laisser Billy trop longtemps seul.
Claire sourit, hésitant entre le beau voisin et le petit épagneul ! Peut – être les deux.
— Tu me rappelles demain, continue Céline, pour me tenir au courant. Te rends – tu compte que je suis peut – être la cousine d'une des femmes les plus riches du monde ?
— Arrête de te moquer. Je ne crois pas trop à cette histoire. Je me demande plutôt ce que cela peut bien cacher.
— Ton éternelle méfiance ! Mais on peut gagner au loto, également.
— Une chance sur quelques millions.
— Oui, mais une chance tout de même !
Claire ne répond pas car le chauffeur s'est arrêté devant son immeuble. Elle embrasse rapidement sa cousine avant de descendre du véhicule.
— Bonne soirée. N'oublie pas de me rappeler demain. À moins que tu ne puisses passer me voir ?
— Je ne te promets rien, mais j'essaierai. Ne reste toute la nuit sur ton ordi.
Claire rejoint rapidement l'entrée de son immeuble alors que le taxi s'éloigne rapidement.
Depuis l'incident de la fuite de gaz, Claire entre toujours chez elle avec une certaine appréhension. Elle pense que c'est ridicule, mais ne maîtrise pas vraiment ce sentiment. Elle pousse sa porte d'entrée, si lourde, et renifle tout en regardant à l'intérieur. Après quelques secondes, elle pénètre franchement et appuie sur l'interrupteur. Tout est normal, l'appartement est dans le même état que lorsqu'elle l'a quitté. Rien ne semble avoir bougé. Les reliefs du repas partagés avec Céline sont toujours sur la table. Elle les débarrasse, met le lave-vaisselle en marche et branche la bouilloire pour se préparer un thé. Pendant qu'elle ronronne, elle ouvre son ordinateur. Plusieurs messages nouveaux sont signalés dans sa boîte mail. Elle les parcourt rapidement, des messages anodins de publicité, un message de sa mère qui lui rappelle qu'elle est « toujours là et sans nouvelles depuis deux jours », ce qui arrache à Claire un soupir et un sourire, un message de Marc, son futur-ex-mari, qui lui souhaite un bon week-end et lui demande à quelle heure il peut ramener Séraphine dimanche soir. Peut-être, pourraient – ils manger ensemble, ce que Claire refuse systématiquement depuis plusieurs mois, « pour parler de leur divorce », ajoute – t – il, pour la tenter, pense – t – elle. Elle lui répondra plus tard. Il y a également un mail de Bruno Lamberet. Elle l'ouvre avec curiosité, d'autant plus qu'il est assez long.
Il la remercie d'être venue à son rendez – vous, « avec une excellente conseillère », précise – t – il, ce qui, espère – t – il, la rassure sur le sérieux de leur affaire. Il lui donne un lien sur internet, afin qu'elle puisse voir l'étendue de la richesse de cette vieille cousine dont elle est l'héritière. Claire clique et se retrouve sur une description en anglais et en espagnol, d'un holding qui paraît très complexe et pour lequel les sommes annoncées en dollars lui paraissent astronomiques. Il lui semble irréaliste de penser qu'elle est vraiment la future - propriétaire de cette immense fortune.
Elle se lance dans des recherches généalogiques sur internet, mais avec le seul nom de famille, elle se trouve face à des milliers de réponses, de tous les coins du monde. Le fait de ne pas connaître le prénom de cette prétendue richissime aïeule la prive de résultats précis. Elle examine un arbre généalogique aux multiples branches qui la laissent dubitative. Si l'origine reste en effet toujours italienne, elle le sait depuis toujours, la dispersion de la famille Prietti lui fait presque penser à la mondialisation de l'entreprise où elle travaille. Une véritable internationale, avec des ramifications sur les cinq continents et dans des dizaines de pays. Elle trouve deux groupes familiaux sur Facebook qui recensent tous les Prietti qui veulent se faire connaître, elle parcourt un livre téléchargé sur le net détaillant l'origine, toujours cette même région du nord de l'Italie, les émigrations, surtout américaines, ce qui lui permet de trouver des petits cousins au Brésil, comme aux États – Unis, en Argentine comme en Uruguay, exerçant toutes sortes de professions, routiers ou professeurs, médecins ou militaires, commerçants ou entrepreneurs. Rien qui mentionne une richissime femme d'affaires. Il est vrai que, dans certains milieux, la discrétion est de mise.
Elle ferme son ordinateur alors qu'il est plus de minuit et que, perdue dans ses recherches, elle n'a même pas pensé à dîner, ni même à répondre à sa mère et à Marc. Un nouveau message de Céline apparaît avant que l'appareil ne s'éteigne.
—Coucou, alors où en es – tu de tes recherches ? J'ai passé une très bonne journée et...une super soirée. Je vais dormir. Je t'appelle demain.
Claire sourit en évoquant la belle soirée de sa cousine qui ne doit pas être sans rapport avec son beau voisin. Elle a dû le renvoyer chez lui, comme elle a coutume de le faire, prétextant son lit trop petit pour dormir à deux !
Le sommeil de Claire est si agité qu'elle se réveille plusieurs fois, rêvant d'une ombre noire qui tourne autour d'elle en sautant, toutes griffes dehors, la menaçant, tirant ses cheveux si brutalement qu'elle se réveille. Elle est épuisée par ces visions qui l'empêchent de dormir et se décide à prendre un somnifère qui lui a été prescrit par son médecin il y a quelques mois, en pleine période de surmenage au travail. Elle tombe finalement dans un sommeil lourd dont elle n’émerge que le dimanche matin, réveillée par la vibration de son téléphone sur la table du salon. Elle décroche face un numéro inconnu et répond d'une voix ensommeillée.
— Je vous réveille ? Je suis désolé. Bruno Lamberet à l'appareil !
— Non, non, ça va ! Que se passe – t – il ?
— J'ai oublié de vous préciser hier que votre vieille cousine est décédée en décembre 2007.
—Et alors ?
— L'héritage doit être conclu avant le dixième anniversaire de sa disparition, c'est à dire avant la fin de l'année.
— Il nous reste presque deux mois.
—En effet. Mais les vérifications doivent être faites par les dirigeants à qui vous devez vous présenter. Enfin, nous vous les présenterons. Pourrez – vous prendre des dispositions pour vous libérer ?
— Je vais essayer. Nous attendons la visite importante d'un dirigeant.
— C'est idiot finalement ce que je vous demande. Vous êtes la propriétaire effective de votre boîte.
— Ça, ce n'est encore que de la théorie. Je ne vais pas risquer de perdre mon emploi …
— Vous allez procéder à votre propre renvoi ? Non, je plaisante. Je comprends qu'une telle nouvelle demande réflexion. Mais il faudrait pouvoir commencer les démarches d'ici une dizaine de jours.
— En quoi consistent ces démarches ?
— Vous devez vous rendre aux différents sièges du holding car ils sont assez dispersés. Monaco, tout d'abord, où se trouve le dernier domicile de votre parente. Cela vous permettra d'en constater la réalité. Elle est parfaitement entretenue depuis la disparition de la vieille dame. C'est une goutte d'eau par rapport à sa fortune qui génère d'autant plus de bénéfices que personne ne les dépense depuis bientôt dix ans. Il en est de même pour ses autres domiciles. Elle avait racheté une grande partie de son village d'origine qu'elle aidait beaucoup. Il y a d'ailleurs une rente qui est prévue pour le village dans son testament. Ses parents y sont enterrés. Elle a obtenu je ne sais comment l'autorisation d'être enterrée, après incinération, dans le parc de sa maison monégasque, auprès de ses chiens.
— Et ses enfants ?
— Son fils est enterré dans un cimetière américain en France et sa fille dans le cimetière religieux du couvent où elle s'était réfugiée. Son frère, qu'elle adorait en dépit de ses errances, est également dans le cimetière italien auprès de ses parents.
— Tout cela est bien compliqué. Devrai – je aussi faire le tour des cimetières familiaux ? Je peux vous paraître sarcastique, mais j'ai du mal à assimiler, et même à croire, toutes ces nouvelles que vous m'assénez depuis hier.
— Je comprends.Il faut un temps pour réaliser cette situation assez extraordinaire, mais plutôt réjouissante.
— Sans doute, mais cela bouleverse ma vie, et certainement celles de mon entourage.
— À qui en avez – vous parlé, en dehors de votre cousine qui était présente lors de l'annonce ?
— Depuis hier, à personne. Je vous avouerai que j'ai passé une grande partie de la soirée et même de la nuit à faire des recherches sur cette intrigante arrière-cousine dont vous ne m'avez pas donné le prénom, d'ailleurs.
Claire attend une réponse qui ne vient pas et se demande la raison de cette volonté évidente de passer son silence le prénom de celle dont elle est censée hériter une fortune. Pour l'empêcher de prendre des renseignements plus précis ? Il faudra bien qu'elle en connaisse l'identité complète .
— Pensez – vous pouvoir entreprendre les voyages dont je viens de vous parler ?
— En dehors de Monaco, dans les Caraïbes...
— Car il y a aussi des sociétés off-shore !
Un rire répondit à sa réflexion.
— Nous devons nous rendre aux États – Unis, dans le Delaware...
— Où, bien évidemment, comme de nombreuses sociétés, il y a un siège social, profitant de la générosité fiscale de l'état.
— Je ne vous apprends rien ! plaisanta – t – il. Votre vieille cousine était très au fait de l'optimisation fiscale. C'était un vrai génie de la finance avec un sens des affaires extraordinaire.
— Quel paradis fiscal, doit – on encore visiter ?
— il vous faudra aller en Argentine où cette branche de votre famille s'était établie au début du siècle.
— Comme des millions d'Italiens ! Presque la moitié de la population argentine actuelle est d'origine italienne.
— Certes, mais tous ne sont pas multi-millionnaires, que je sache.
— C'est la misère qui les a chassés d'Europe et la réussite sociale et financière était leur préoccupation première.Enfin, ils voulaient vivre mieux, manger à leur faim, avoir un avenir.
— Cela est l'histoire de la majorité des grands mouvements migratoires, avoir une vie meilleure. Cela ne répond pas à ma question . Quand pouvez – vous partir pour ce périple qui risque de prendre trois ou quatre semaines. Dans chaque pays, vous aurez à vous présenter à des conseils d'administration, à des hommes de loi, à des dirigeants d'entreprises.
— C'est un grand oral ?
— Non, leur choix est déjà arrêté. Vous êtes l'héritière, à moins que vous ne refusiez ou ne vous présentiez trop tard, c'est à dire après le 31 décembre de cette année.
— Comment ont – ils pu me choisir ? Je ne connais personne de ces dirigeants.
— Ils ont mené leur enquête.
— Une enquête sur moi ?
— Ils en ont les moyens, évidemment. Nous vous avons retrouvée, quand je dis nous, je parle de notre entreprise de généalogie, il y a quelques mois. En fait, il y avait deux héritières potentielles, votre mère et vous.
— Vous avez enquêté sur maman et moi ?
— Non, pas nous. Nous vous avons retrouvées et avons donné nos résultats aux dirigeants qui avaient diligenté ces recherches. Ils ont chargé une agence (ou plusieurs, je ne sais pas) de détectives qui ont enquêté.
— Cette enquête a duré longtemps ?
— Quelques mois, je pense. À la vue des résultats, il a été décidé que vous seule étiez apte à prendre en mains cet héritage.
— Mais pourquoi pas maman ?
— Si mes renseignements sont exacts, ils l'ont trouvée trop malléable, oui c'est le mot qu'ils ont employé, pas assez solide, pour gérer cette énorme entreprise. Vos études, votre sérieux leur ont plu. N'oubliez pas qu'ils ont votre portrait professionnel par l'intermédiaire de votre travail. Je sais, c'est une situation paradoxale, je dirais presque bizarre.
— Qui est au courant ?
— Personne au niveau où vous travaillez. Peut – être le dirigeant qui vient inspecter la branche française ! Mais je n'en suis pas sûr. C'est une décision qui ne concerne que les instances dirigeantes au plus haut niveau.
Céline se tait quelques secondes.
— En bref, il faut que je demande un mois de vacances, qui me seront accordées, vous en êtes certain. Peut – être puis – je prendre un congé sans solde pour permettre à ma future entreprise de faire des économies ?
— Vous voyez, déjà le réflexe du chef d'entreprise, rit son interlocuteur.
— Petite question bassement matérielle, qui va payer tous ces voyages ? Et avec qui, vais – je les entreprendre ?
— Très simple : votre entreprise prend évidemment tout en charge, en fait, c'est comme si vous payez vos propres déplacements. Quant à l'accompagnateur, c'est moi.
— Vous ?  Pourquoi donc ?
— Pourquoi pas moi ? Je vous déplais tant que ça ?
— Non, ce n'est pas ce que j'ai voulu dire. Mais vous êtes simplement le responsable des recherches généalogiques.
— Qui vous a retrouvée. Ce n'était pas gagné d'avance. Notre commission sur ce genre d'héritage est, vous le supposez, importante, suffisamment conséquente pour je mène cette affaire jusqu'au bout.
— C'est à dire jusqu'à réception de votre commission !
— Tout à fait. Ce n'est que lorsque je vous aurai présentée aux décideurs que je pourrai prétendre à mon chèque.
— Votre gros chèque, précise Claire avec une certaine curiosité.
— Moins que la fortune qui vous attend.
— Puis – je avoir un accompagnant ?
— Je pense que cela peut s'arranger. Vous songez à votre cousine ?
— Je ne sais pas si elle sera disponible. Peut-être ferai – je appel à un ami dans la finance ou à mon père.
— Réfléchissez vite.
— D'accord, j'entreprends ce périple. Après tout, je ne risque rien et le jeu semble en valoir la chandelle. Mais, je ne sais pas encore par qui je serai accompagnée.
— J'organise tout cela. Je vous recontacte, mais fixons le départ dans dix jours. Si vous avez une quelconque question, contactez – moi, par mail ou par téléphone. N'hésitez pas, je reste à votre disposition.


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